Les traditions de Noël en Alsace

Le Christkindelsmärik bat son plein, le grand sapin brille de mille feux sur la place Kléber, tandis que les Pères Noël foisonnent dans les vitrines des commerçants, au détour des rues ou sur les places… Dans cette débauche de lumières, de couleurs appelant le chaland, quelles sont réellement les traditions de Noël en Alsace…

Un petit retour sur nos traditions alsaciennes par Elodie Wendling, guide conférencière.

Le sapin de Noël, alsacien ?

Le Grand Sapin de la place Kléber à strasbourg

Le Grand Sapin de la place Kléber à strasbourg

Dès le XIIIème à Boersch, les archives mentionnent le fait que les paysans ont le droit de couper exceptionnellement du bois 3 jours avant Noël. Plusieurs archives mentionnent également le fait que l’on décorait les intérieurs avec des rameaux depuis le XIVème.

Le premier sapin est né à Strasbourg, en 1492. L’œuvre Notre-Dame a alors
commandé 9 sapins pour les différentes paroisse. Mais cette découverte étant restée inaperçue, c’est Sélestat, avec une mention datée du 21 décembre 1521, qui se vante d’être le berceau du sapin de Noël.

A l’origine, le sapin est dressé dans les lieux publics. Progressivement, il entre dans les maisons privées où l’on manque souvent de place : il sera donc accroché au plafond. Cette pratique se raréfie au 19ème où le sapin prendra place sur la table.

Traditionnellement, le sapin est décoré de pommes, de noix, de rubans et d’oblats (hosties non consacrées) et bougies. Les pommes font références au péché originel d’Adam et Eve, et les hosties au pardon de ce péché.

L’industrialisation va populariser des petits sujets en bois, tissu ou carton, des guirlandes (parfois électrique à partir de 1920). C’est aussi à ce moment-là que l’on voit apparaître les premiers sapins artificiels faits de plumes d’oie teintes en vert.

Et qui vient donc apporter les cadeaux de Noël que l’on dépose sous le sapin?

Saint nicolas Saviez-vous qu’avant le 19ème siècle, les enfants catholiques recevaient leurs cadeaux à la Saint Nicolas ?
À partir du 16ème siècle, chez les protestants, c’est le Chrìschtkìndel, une jeune femme vêtue de blanc symbolisant l’innocence de l’enfant Jésus et liée à la sainte Lucie scandinave qui apporte les cadeaux le soir du 24 décembre. Cette fée de lumière donnera d’ailleurs son nom au marché de Noël de Strasbourg en 1570.
Ce n’est qu’à la fin du 19ème que le Chrìschtkìndel entre également chez les familles catholiques.

christkidel et hans TrappCes personnages sont toujours accompagnés de Hàns Tràpp ou Rühpelz aussi appelé simplement de Bees (le méchant). Il est apparenté au Père Fouettard lorrain, Knecht Ruprecht allemand ou Krampus bavarois.

Le Hàns Tràpp vivait dans le château de Berwartstein. On raconte qu’il enlève les enfants à l’aide de son grand sac….
Pour ne pas le croiser, il suffit de rester sage !
Si au contraire vous souhaitez le provoquer, vous pouvez toujours essayer avec cette chansonnette : « Hans Tràpp, komm éràb mit diner déckèr Bàmbelsàck… »

Et pour en apprendre encore plus, l’exposition « Noël 1900 : Alsace laboratoire de Noël » c’est jusqu’au 8 janvier.

Les visites guidées avec Elodie Wendling

Alors, si vous avez envie de découvrir ou redécouvrir l’Alsace, n’hésitez pas à contacter Elodie, que ce soit sur sa page Facebook ou par le site de l’Association des Guides conférenciers de la Région Alsace… Elle est tellement passionnée par sa région et son métier de guide que vous ne pouvez que passer un très bon moment de visite en sa compagnie.

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